Agriculture, hôtellerie, bâtiment, cours de langue, tourisme, garde d’enfants, travail à distance : ce sont les 7 secteurs où les titulaires d’un PVT trouvent le plus facilement un emploi à l’étranger. Le bon secteur dépend de votre profil, de votre destination et de la saison. Une constante quelle que soit votre choix : selon le ministère des Affaires étrangères, une assurance couvrant maladie, hospitalisation et rapatriement est une condition légale pour entrer dans tous les pays proposant le PVT à la France. C’est le point à régler avant même d’envoyer votre premier CV.
Assurer mon PVT en 2 minutesPour tout comprendre aux démarches et aux conditions du visa, consultez notre guide tout savoir sur le PVT.
1. Cours de français : votre nationalité comme valeur ajoutée
Être français à l’étranger est une vraie différence sur le marché du travail PVT. Au Canada anglophone, en Australie, au Japon ou en Corée du Sud, la demande de cours de français langue étrangère est réelle. Les particuliers, les écoles de langue et les familles cherchent des locuteurs natifs, même sans diplôme d’enseignement formel.
- Aucun diplôme spécifique requis (selon l’employeur et le pays)
- Prestations souvent tarifées au-dessus du salaire minimum local
- Possible en complément d’autres missions : garde d’enfants bilingue, échanges linguistiques informels
Particularité en Asie
Au Japon et en Corée du Sud, l’apprentissage des langues européennes est très valorisé. Des cours particuliers ou des postes en école de langue sont accessibles aux francophones, y compris à temps partiel. Notez que la Corée du Sud limite à 25 heures de travail hebdomadaires pour les titulaires du PVT.
2. Travail en ferme et fruit picking
C’est l’un des jobs les plus emblématiques du PVT, particulièrement en Australie, Nouvelle-Zélande et Canada. Cueillette de fruits, vendanges, conditionnement, élevage, pêche : les opportunités sont nombreuses et le recrutement est souvent immédiat.
Avantages concrets :
- Le logement et les repas sont parfois inclus (chez l’habitant ou en camp de travailleurs), ce qui permet d’économiser la quasi-totalité du salaire
- En Australie, 88 jours de travail en zone rurale (ou 179 jours dans les secteurs désignés) permettent d’obtenir une deuxième, voire une troisième année de visa
- Forte ambiance communautaire : vous y croisez d’autres backpackers du monde entier
Côté rémunération, les salaires en Australie se situent généralement entre 25 et 40 AUD de l’heure selon le poste et la région ; en Nouvelle-Zélande, entre 22 et 26 NZD de l’heure.
À noter : en Australie comme à Hong Kong, la loi limite à 6 mois consécutifs le travail chez un même employeur dans le cadre du PVT.
3. Hôtellerie et restauration
Serveur, barman, réceptionniste, agent d’entretien, plongeur : l’hôtellerie-restauration recrute massivement des backpackers dans tous les pays du PVT. Un anglais fonctionnel est généralement attendu, mais ce secteur est aussi l’un des meilleurs pour progresser rapidement en langue.
Points forts :
- Les pourboires peuvent significativement augmenter votre revenu réel, notamment au Canada et en Australie
- Les horaires décalés laissent des plages de temps libre pour explorer la destination
- Certaines auberges de jeunesse proposent un échange travail/logement, utile en tout début de séjour pour limiter les dépenses
4. Tourisme et loisirs
Guides touristiques, moniteurs de sports nautiques, animateurs, agents d’accueil dans les parcs nationaux ou les stations de ski : le secteur touristique est vaste et géographiquement dépendant. Plus vous vous installez dans une zone fréquentée (côtes australiennes, stations de ski canadiennes, Queenstown en Nouvelle-Zélande), plus l’offre d’emploi est dense.
Contrainte principale : l’emploi est soumis à la saisonnalité. Anticiper les saisons hautes, l’hiver à Whistler ou l’été sur la Great Barrier Reef, augmente vos chances de décrocher un poste avant l’afflux de candidats. Pour choisir votre destination en Océanie, le comparatif Australie ou Nouvelle-Zélande : où partir en PVT ? peut vous aider à trancher.
5. Garde d’enfants et au pair
Les familles étrangères recherchent souvent des Français pour exposer leurs enfants à une deuxième langue dès le plus jeune âge. Ce poste peut offrir le gîte et le couvert en échange de quelques heures de présence par jour, réduisant considérablement le coût de la vie.
Nuances à connaître :
- Le temps libre est souvent calé sur les horaires scolaires et professionnels des parents, ce qui laisse peu de flexibilité
- Les attentes éducatives varient selon les cultures : une discussion préalable sur les règles de la maison est indispensable pour éviter les malentendus
- Le statut au pair n’est pas automatiquement couvert par le PVT standard selon les pays : vérifiez les conditions spécifiques de votre visa avant de signer quoi que ce soit
6. Bâtiment et construction
L’Australie et le Canada connaissent une pénurie chronique de main-d’oeuvre dans le BTP. Maçonnerie, peinture, menuiserie, terrassement, charpente : les chantiers des grandes villes comme Sydney, Melbourne, Toronto ou Vancouver recrutent régulièrement des travailleurs peu expérimentés pour des postes de manoeuvre, et des profils qualifiés pour des postes mieux rémunérés.
Ce secteur s’adresse plutôt aux grandes agglomérations, où de grands projets sont en cours. Plus vous avez d’expérience, plus vous pourrez négocier rapidement votre taux horaire.
7. Nomadisme numérique et freelance
Le travail à distance s’intègre très bien au PVT pour les profils qui exercent dans un secteur compatible. Développement web, design UI/UX, community management, rédaction, marketing digital, traduction : travailler en freelance depuis l’Australie, le Japon ou l’Argentine est légalement possible dans le cadre du PVT, sous réserve de respecter les conditions de votre visa.
Secteurs particulièrement adaptés :
- Développement web et mobile
- Design graphique et UI/UX
- Rédaction web et SEO
- Community management et marketing digital
- Traduction et localisation
Deux points de vigilance : la couverture Internet est parfois limitée en zone rurale, et les obligations fiscales dans votre pays d’origine continuent de s’appliquer pendant votre séjour à l’étranger.
Conseils pratiques pour décrocher un job en PVT
- Arrivez tôt le matin : de nombreux employeurs recrutent au jour le jour, surtout dans l’agriculture et la restauration. Premier arrivé, premier servi.
- Adaptez votre CV au pays : en Australie, une page suffit ; au Japon, un format standardisé peut être attendu. Préparez-le avant de partir.
- Utilisez les bonnes plateformes : Seek pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande, Job Bank pour le Canada sont les références locales incontournables.
- Constituez une épargne de sécurité : comptez plusieurs semaines avant de trouver un emploi stable. Cette marge évite d’accepter le premier poste venu par nécessité.
- Soignez votre anglais avant le départ : un niveau intermédiaire améliore significativement l’accès aux postes en contact avec la clientèle.
Pour les aspects financiers, notre guide financer un tour du monde : nos 6 meilleurs conseils donne des stratégies concrètes pour préparer votre budget voyage.
FAQ
L’assurance voyage est-elle vraiment obligatoire pour un PVT ?
Oui, sans exception. Le ministère des Affaires étrangères précise que les candidats au PVT doivent justifier d’une assurance privée couvrant maladie, maternité, invalidité, hospitalisation et rapatriement pour toute la durée du séjour. Sans justificatif d’assurance valide, le dossier de visa peut être refusé.
Faut-il parler couramment anglais pour trouver un job en PVT ?
Pas nécessairement. L’agriculture, le bâtiment et le fruit picking recrutent sans exiger un anglais courant. L’hôtellerie, le tourisme et les cours de langue requièrent en revanche un niveau au moins conversationnel. L’immersion en PVT reste l’un des meilleurs moyens de progresser rapidement.
Peut-on exercer son métier de qualification en PVT (infirmier, développeur…) ?
Oui, selon les pays. L’Australie et le Canada présentent une pénurie dans les secteurs paramédicaux et IT, avec des niveaux de rémunération attractifs. Attention toutefois : certaines professions réglementées, notamment en santé, nécessitent une reconnaissance de diplôme ou une autorisation d’exercer locale, démarche qui peut prendre plusieurs mois.
Combien de temps peut-on travailler chez le même employeur en Australie ?
En Australie (et à Hong Kong), la durée maximale de travail chez un même employeur est de 6 mois consécutifs dans le cadre du PVT. Au-delà, vous devez changer d’employeur pour rester en conformité avec les conditions de votre visa.
Quelles plateformes utiliser pour chercher un emploi en PVT ?
Les références selon la destination : Seek pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande, Job Bank pour le Canada, Hello Work pour le Japon. Les forums et groupes de la communauté pvtistes.net sont également utiles pour des offres directes entre backpackers.





